PARTI DES FOURMIS
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LE PARTI DES JEUNES & DES INTELLECTUELS
Arme de la Construction Massive

Interview de M. Boo, protocole soumis par André Ekama, Mannheim, BRD

M. Boo, il y a plus de vingt (20) ans, vous avez eu l'idée de proposer à vos compatriotes Camerounais(e)s certain « parti des fourmis (Pdf) », que vous veniez de créer. Pourriez-vous aujourd'hui nous parler, franchement et à bâtons rompus, de vos fourmis-là ? - De votre vision politique ? A-t-elle évolué ? Est-elle encore et toujours la même ?
Merci, cher M. Ekama, pour l'intérêt que vous manifestez depuis peu à nos activités politico-intellectuelles, par connexion et/ou connaissance, via les réseaux sociaux.
Permettez - moi, par ailleurs, de remarquer ce qui suit, pour ce qui vous concerne. En parlant effectivement de l'homme - écrivain que vous êtes, prolifique ! Et que j'observe à la trace, non sans surprise heureuse !
En effet, depuis les temps immémoriaux de Pythagore, célèbre savant grec, c'est quasi-inhabituel de retrouver tel adepte de la mathématique en tant que science pure qui, en même temps, excelle, comme vous le faites remarquablement, dans les humanités, en l'occurrence, autant d'activités de l'esprit.
L'occasion, je la saisis aussi, à mon tour, pour vous marquer ma fierté personnelle de compter parmi mes compatriotes camerounais ayant embrassé, après moi, l'antique culture allemande, celui-là qui, à ce jour, sort du lot, en briguant, si je ne me trompe, la place, exquise, de premier de son pays à avoir « écrit en Allemand pour se faire traduire en Français ». Quelle éminente gymnastique, Junge ?
Ne relève-t-elle pas, au juste, du redressement héroïque de certaine manivelle coloniale dont le sens, jusque-là, est longtemps resté unique, mais que vous renversez, aisément et tout aussi habilement, par ce « pont historique » de la littérature - comparable, suivez mon regard, à celui… d'Edéa ! Merveille technologique, héritée, et qui, plus de cent ans après, témoigne de la bienveillance du colon allemand, récemment mise en exergue au détour du Cinquantenaire du Goethe Institut de Yaoundé.
Chapeau, dans tous les cas, junger Bruder ! En espérant que des voix plus autorisées sauront mieux apprécier et reconnaître, meinetwegen, en s'attelant à ressortir l'image même qui sied le plus ! En faisant simplement, sinon, humblement preuve d'admiration objective, pour magnifier, à juste raison, une telle « grande première » culturelle. Cameroon Tribune et les autres sont-ils vraiment au courant ?…
Et, pour revenir à moi cette fois - aïe !, mais qu'il est haïssable ce moi-là ! - je puis vous signaler que c'est en 1982 que Daniel Boo, alors boursier de Inwent/Carl Duisberg, also, Informatikstudent à la Fachhochschule Dortmund, avait l'opportunité de participer, de la manière ci-après, au « 1.100ème Anniversaire de la ville de Dortmund », située en Rhénanie du Nord - Westphalie :

  1. Ses recherches, préalablement effectuées quelque part, dans une bibliothèque de la ville, au sujet de la grande Histoire de ladite cité hanséatique.
  2. Sa rédaction du poème ci-après, sur la base des " matériaux " collectés. Genre acrostiche, dénommé
" Dortmund wird 1.100 " :

"Dann kam es zu einer Münzfund' Siedlung heran
Obgleich die Lage sogar spitze von Stund' an!
Rettungswall 'ne Mauer schuldlos und ringsherum
Traf schon die Kaiserstadt zum Handel da und rum…
Mittels guter Freundschaft, wie bei einer Mensa
Unter Vereinigung, bis zum Bund der Hansa,
Nach dem Industrieflucht, tausend hundert Jahren,
Darf sich die Europas erste Bierstadt freuen…"
" Dortmund a 1.100 ans " :

« Puis, tout partit par-ci, de campement pièces rares
Sur fond de chaude humeur, de l'instant, à nos jours !
Le mur de sauvetage, sans faute et tout autour,
Soutint Cité royale, commerçante alentours…
Amitié dominante de restau universitaire
Sous le sceau de l'Union, la Hanse fédérale,
Après boom industriel, les mille et cent années,
La première Ville euro de la bière
A de quoi être fière. »

Huit (8) alexandrins, pour les huit (8) lettres de la ville ! Rime suivie ; conforme ; tranquille ! Condensé du fascinant parcours de la cité de mes études qui, à l'époque, demeurait l'une des rares villes universitaires du pays de Beethoven.
Je viens par-là de vous dévoiler tel « pan » secret - peut-être ? - du Feu d'amour qui, depuis bientôt 53 ans, « me brûle et les veines et l'esprit et les doigts ; embrasant, littéralement, le Soleil de mon quotidien »! « Das ist meine liebe Not », anders gesagt, um Gottes Willen... Peter Hammer Verlag, maison d'édition basée à Wuppertal, publiera, par la suite, en 1983, le tout premier recueil de poésie de Boo, en la même langue de Schiller.
Son poème - phare qui, au demeurant, aura donné le titre à ce recueil, s'intitule « Auffassung », « Conception », in extenso :

" Ich bin der Walfahrer,
Aber, den niemand kennt.
Doch, tagelang bin ich
Rund um die Welt, säumig
Ohne Nest ohne Lein
Unterwegs und allein.
II.
Ich bin der Walfahrer,
Aber, den niemand kennt.
So ein schöner Morgen
War nicht zu vergessen,
Einfältiges Täubchen
Kam zu mir, unterwegs…
III.
Ich war gar nicht sauer
Es gab keine Mauer
Fand man wohl Hauptnenner
Zwischen Täubchen und mir
Ist er der Starterknopf
Zum Reden mit dem Kopf
Mit Sonne am Morgen. "
« Je suis le pèlerin
Que personne ne connaît.
Si, le long du jour, au bout du monde
En retard, sans nid sans couverture
En chemin, et seul !
II.
Je suis le pèlerin
Que personne ne connaît.
Puis il arriva qu'un
Beau matin de mes rêves
Une colombe naïve
Vint à moi, en chemin…
III.
Je n'étais pas fâché
De mur, n'y avait aucun
Un dénominateur commun
Entre l'oiseau et moi,
C'est le point de départ
Pour quelques racontars
Au premier rayon du Soleil »

Guitariste à ses heures perdues, il en composera du reste une captivante mélodie…
Côté religieux, Daniel Boo, par ailleurs, fera partie de la soixante d'étudiants allemands catholiques reçus en audience par le regretté Pape Jean-Paul II. A Rome (Italia). A l'occasion des toutes premières Jmj (Journées mondiales de la jeunesse), Univ 81 et Univ 82, initiées par ledit Pontife…
Puis, de retour au Cameroun, en 1984, il va promptement créer l'une de ses associations, philanthropique, le club « les Fourmis ». En publiant ce 25 janvier 1985, le Manifeste dudit club, intitulé : « Dans 100 ans, nous serons tous morts ». Dans les colonnes du journal « le Messager » de son regretté ami Pius Njawé.
Concomitamment et des années durant, voire, jusqu'en 1988, il signera des articles dans le grand quotidien national, Cameroon Tribune (Ct). Alors dirigé par f. Henri Bandolo. Y introduisant la mémorable rubrique caustique dénommée : « Autant le dire » (octobre 1984), disparue, chemin faisant.
Il participe, de l'autre main, à la configuration, et de fois, la présentation de certaines émissions culturelles, radios et télés, de la Crtv (Quart de tour ; Signature ; Oiseau de nuit ; Chronique d'Afrique ; Camaroes ; etc.).
Relevons que le nouveau régime de Paul Biya, à ses premières années-là, avait alors plus que besoin de ce genre de plume : osée, incisive, mordante ! Ce qu'effectivement, il incarne, avec le frère aîné Célestin Lingo, expressément rentré, quant à lui, de la Côte d'Ivoire. Dès lors que, pour le Renouveau, il était justement question de marquer rapidement la profonde différence, en matière de liberté d'expression, avec le précédent régime.
L'on nous laissait alors, Lingo et moi, oser porter du piment, certes, relativement virulent, dans les colonnes publiques. Et ce fut l'âge d'or de ladite Sopecam…
Daniel Boo rédige et publie autant de marquants poèmes dans les colonnes de Ct, (avant que l'on ne remarque qu'il n'en dédie jusque-là aucun à Paul Biya ! Ni à l'une de ses épouses!). Il représente, par ailleurs, successivement et au cours desdites années 80, le Cameroun à diverses « olympiades » de la poésie : Grand Bassam (1er Festival de la jeune poésie africaine, présidé par Bernard Dadié, Ministre de la culture, avril 1986) ; Liège, Belgique (15ème, puis 16ème Biennale internationale de poésie, la première, présidée par Léopold Sédar Senghor, en présence de l'icône roumaine du théâtre, Eugène Ionesco, sept. 1986 ; et la seconde, par l'ambassadeur libanais, Salah Stetie, en présence de Buzz Aldrin, astronaute américain d'Appolo 11 ayant marché sur la lune, et de Hubert Reeves, sep. 1988) ; Haïfa, Israël (Congrès mondial de la poésie, organisé par l'Unesco, déc. 1991), Addis Ababa, etc.
Le club " les Fourmis ", lancé un an plus tôt, sera interdit d'activités, sans autre forme de procès ! Par lettre datée de septembre 1986, signée du Ministre de l'administration territoriale (Minat) de l'époque, Jean Marcel Mengueme. A nous notifiée par voie préfectorale. Le ton grave et haussé, la voix pontifiante du Préfet du Mfoundi, Philippe Menye me Mve.
Dans les couloirs du Minat, l'on susurre cependant, sans le formaliser, que l'examen des textes de cette association aura en effet fait relever les contours parfaits de parti politique. (Voie prohibée en date!)...
Quoi d'étonnant si, par la suite, profitant de l'ouverture des vannes, consécutive à la chute du mur de Berlin (1989), ce club « les Fourmis » franchisse allègrement, sis (6) ans plus tard, le nouveau cap - et ce, au grand désespoir de certains de ses éminents membres dont la vocation ecclésiastique (ou journalistique) ne prédispose pas à l'exercice ouvert de la politique partisane tels le Cardinal Tumi, Pius Njawe, etc. - en passant, dès juillet 1991, i, e aux premières heures du multipartisme camerounais, à sa forme actuelle, le bien nommé (et connu) « parti des fourmis », en abrégé, Pdf ?
Mais, venons-y enfin à l'objet même, précisé dans votre question précitée, à savoir, quelle serait « notre offre innovante en matière de vision de la cité camerounaise » ?
Au moment où le Pdf se jetait certes en cette arène proprement politique, cela faisait exactement quatre (4) ans que Daniel Boo, entre autres publications, avait mis sur orbite aux éditions Man Tata, son ouvrage bilingue, Français - Anglais. Essai philosophico-politique intitulé : « Lumi-naissance/Dawn light ». Ouvrage qui, promptement, lui vaudra des félicitations, parfois manuscrites, d'une dizaine de Chefs d'Etat en poste (f. F. Mitterrand (manuscrit) ; Jacques Chirac (man.) ; Margareth Thatcher ; Richard von Weizsäcker ; f. Ronald Reagan ; f. Yitzhak Rabin ; f. Willy Brandt ; f. Karl Carstens ; Helmut Kohl ; Dr.-Ing. H. Walter ; Mgr Donato Squicciarini, nonce ; Mikhaïl Gorbatchev ; etc.).
L'on y lit ce qui suit, en page de couverture ci-attachée :
« Le Soleil montait derrière le Char des Dieux : aux alentours d'un Ciel bleu cramoisi, parmi les nuages de l'aurore embrasés, une énorme boule incandescente, jaune or, inondait des rayons inoffensifs sur la vierge forêt tropicale, encore endormie à cette heure-là… ».
De ce fragment de métaphore poético-prosodique, l'on décode aisément ce qui en effet trahit son humeur de référence ; et qui, bientôt s'érige en programme politique. Fondé en l'occurrence sur un patent état des lieux, dressé avec douceur et sans fard : la longue et aberrante « grâce matinée » des tropiques…
La Cité camerounaise tarde, c'est un truisme de le constater, à se réveiller. Jusqu'en date d'aujourd'hui !
A propos justement du réveil de ce Cameroun républicain, dont les institutions demeurent désespérément placées sous la houlette de son grand vacancier national ! Qui, en effet, présente son hideux visage de l'esclave ayant, dans ses chaînes, effectivement tout perdu ! Y compris la volonté d'en sortir ! Quel est donc, dites-le moi, ce « tas de crevettes »-là qui subit tout sans réaction, épousant si harmonieusement son nom d'origine portugaise, désespérément engoncé dans son odieux tissu de contradictions et d'incongruités qui, littéralement, l'empêchent d'assurer l'épanouissement pourtant à portée, encore moins, le rayonnement de ses chers, nombreux et tout aussi valeureux enfants !
Alors même que l'inspiration était, à n'en pas douter, bel et bien en ce rendez-vous historique du 10 mai 1957, au cours de la mémorable assemblée législative (Alcam) qui, à titre exclusif, sortait ledit Etat de ses fonts baptismaux. En le dotant de ses actuels attributs de la souveraineté, parmi lesquels, notre fringante Devise : « Paix - Travail - Patrie ». La plus puissante qui soit, à notre sens, en matière de construction sereine de l'espace géographique et humain, dénommé « République » : cette « tombe où dorment nos pères ». « Lopin de terre » où repose(ro)nt graduellement tant de multitudes, générations d'hommes et de femmes…
Sur ce, à l'instar de Jean - Baptiste prêchant dans le désert, personne, ni l'Homme-président, comme il se fait appeler, ni les leaders politiques camerounais, encore moins le Gouvernement en place, personne n'aura relevé la gravité d'un tel moment, pas du tout banalisable, pour penser à célébrer le Cinquantenaire de l'Etat du Cameroun (1957-2007), cet an de grâce 2007 !
Est-ce… est-ce… que c'est normal ?
Même pas de quelconque rattrapage par pudeur et/ou par révérence effective pour nos attributs de la Souveraineté nationale, bel et bien en fête!
Pis encore, le leader du Pdf, ce jeudi 15 mars 2007, interpellera vainement, au palais des congrès de Yaoundé, le Premier Ministre Inoni, en lui faisant remarquer que le « drapeau national placé juste là devant lui sur la table d'honneur, comptait bel et bien 50 ans cet an de grâce 2007 » ! Sourire ! Puis, rien de plus ! L'on passe à autre chose…
Et le Pdf d'en être carrément et unanimement ridiculisé, tant qu'aucun des leaders politiques rassemblés n'aura cru devoir objectivement seconder ladite idée ! Tous n'ayant alors d'yeux que pour le magot à engranger incessamment, au cours de ladite année électorale. Personne ne concédant quelque report desdites joutes. Pis encore, 2007 sera obliquement ponctué de deux tonitruants (2) cartels de véhémences politiques désacralisantes, du genre « je suis beau, toi tu es laid ! », dont une session de rattrapage, organisée dans certaines circonscriptions où les élections furent annulées…
Il a fallu, par la suite, qu'au détour de son discours, le tout premier en direction de l'Afrique, prononcé en ce tarmac de l'aéroport de Nsimalen, le pape allemand, Benoît XVI, replace opportunément, en prenant la bonne craie de son métier d'instituteur émérite, le 'devoir de mémoire' au cœur incontesté de toute action politique - fût elle menée en Europe, en Asie, en Afrique ou partout ailleurs !
Pour que Paul Biya et ses affidées se réveillent en sursaut en se dessillant les yeux, s'activant, tout aussi maladroitement, pour déporter, sans coup férir, vers leur précieux Polichinelle dénommé le « 20 mai », les festivités du Cinquantenaire de notre Indépendance, survenue ce mémorable 1er janvier 1960(!).
Pour que l'Homme-président triomphe, par la suite, aux Champs Elysées et sous l'Arc de triomphe de Paris, en bradant ladite Indépendance sur l'autel confus du 14 juillet 2010 : les 221 bougies de la révolution française n'ayant au juste rien à cirer avec l'émancipation du peuple camerounais de son oppresseur français-là...
Sur le plan idéologique - revenons-y volontairement pour signaler ce que le Pdf estime exactement :

  • le temps, à notre sens, est vraiment plus qu'indiqué pour revenir aux attributs de la Souveraineté nationale : à « Paix - Travail - Patrie » ! En quittant résolument l'indécrottable « société nationale des Lions et autres éléphants » de la Devise dévoyante du parti au pouvoir : « Unité-Progrès- Démocratie ». Pour nous engager enfin dans ce que nous propose, depuis plus de vingt (20) ans, certain « petit monde des insectes » : les fourmis. Caractérisé par les vertus du travail, de discrétion, d'ingéniosité, de discipline, excusez du peu-là, en matière de vertus.
  • Autrement dit, que la société du « vedettariat stérile » qui, en date, prévaut chez-nous cède graduellement place à celle de l' « anonymat efficace ».
  • Que voilà notre Appel, vibrant et clair, à l'humilité évangélique et à l'action opérationnelle.
  • Comment synchroniser en effet la morale à l'action politique? That's actually the real issue to be tackled here at home !
  • Tournons fermement et officiellement le dos à l'arrogance et à la vanité!
  • Non à l'obstruction têtue de la voie publique ! Non à tant de vacances privées et coûteuses au bout du monde, effectuées sur le dos du trésor public!
  • Oui au Travail… des Fourmis, universellement reconnu comme tel, certes, sagement consacré en générique national, depuis le 10 mai 1957 !

Pourriez-vous en date avancer quelque nombre, ou du moins, nous donner même quelque idée sur « qui, ce jour, est militant du Pdf ? » ; ou à défaut, ceux-là qui vous rendent visite, même à l'heure de Nicodème ; ou qui vous marquent, d'une manière ou de l'autre, leur intérêt avéré pour votre vision politique ?
La question, si je vous comprends bien, tourne autour du feedback éventuel de notre action politique… Tenez ! Michel Serres, de l'Académie française, dans son Ouvrage de référence intitulé « le contrat naturel », affirme ce qui suit et nous y souscrivons :
« Pour mériter d'écrire un vrai Livre, à l'instar de la Bible, il faut précisément, primo : « sortir d'Egypte » ; secundo : affronter la dureté du désert, sans autre protection que le Ciel, d'autre mur que l'horizon… ».
Pour être concret et pratique, disons que les conditions, dans lesquelles, certains de vos frères et sœurs, brillants étudiants comme vous, certes, de passage en Occident dans l'une ou l'autre université connue et/ou fringante, ont cependant choisi de rentrer affronter la… dureté du désert, afin de tirer, vaillamment et laborieusement, les esprits de la Terre nourricière vers le haut, méritent que l'on veille à tout le moins compter double ou triple ou plus encore même, le moindre résultat qu'à mains nues ils adviendraient à engranger sur ce terrain aride ! Et ce, en considération de la rudesse impitoyable de leurs combats épiques, oh! Face à l'adversité féroce, déployée avec autant de moyens disproportionnés, d'instruments à puissance unilatérale tels la censure économique et sociale, la répression alimentaire, certaines autres dénombrables mesures marginalisantes, usitées par des forces obscurantistes, diurnes et/ou nocturnes, sourdes et plutôt bêtes, dans leur matérialisme blasé.
Je ne vous ai, jusque-là, cité que quelques noms, à peine cinq (5) : le Cardinal Tumi ; Célestin Lingo ; f. Pius Njawe ; ou f. Henri Bandolo. Permettez à ce niveau que j'y ajoute f. Paul Soppo Priso ; Adamou Ndam Njoya ; Simon B. Njami Nwandi ; Kadji Defosso. Autour de moi en plus, les Professeurs f. Mongo Beti ; f. Thomas Melone ; f. Pierre Ngijol Ngijol ; f. Jean Marc Ela ; f. George Ngango ; Joël Moulen ; Fabien Eboussi Boulaga ; Marcien Towa ; Pierre Titi Nwel et j'en oublie peut-être… Je puis du reste, simplement et en un mot, vous rappeler l'évidence, selon laquelle, les idées c'est comme des diamants. Eternels ! Surtout, lorsqu'elles sont bonnes !
Le Pdf, vous conviendrez - sinon, autant vous l'affirmer enfin - ne manque vraiment pas d'ambition !
Et ce n'est surtout pas la substance de l'Addec (Association pour la défense des droits des étudiants camerounais) qui nous démentirait. Elle qui, depuis des lustres, fait parler d'elle à Ngoa Ekellé et ailleurs, nous doit objectivement beaucoup.
Le portrait, à dire vrai, du Pdf est celui de la « toute petite luciole contenant cependant assez d'huile pour veiller jusqu'au matin » !
Le Pdf, retenons-le définitivement, c'est le parti des jeunes et des intellectuels. Potentiel qui, de fait, constitue ce que nous désignons comme étant notre « Arme de la construction massive ».
Last but not least, l'image, la plus éloquente sans doute, que nous vous proposerions de retenir comme référence absolue est bel et bien la suivante, qui, en effet, matérialise la synchronisation précitée, attendue, de la morale à l'action politique :
«Nous voulons bâtir une gigantesque Cathédrale/Mosquée/Temple où chacun des millions de Camerounais(e)s trouverait sa plus juste et bonne place ».
Consigneriez vous aussi quelque part et enfin, si espace disponible y aurait encore dans vos vénérables computers, le Credo du Pdf - en attendant sans polémique de lire en retour celui des autres partis ! Promptement récité en début de chacune de nos rencontres :
«Nous, guidés par l'Inconnu, voulons faire l'Impossible pour l'Ingrat. Faire alors tant, avec si peu, pour aussi longtemps, c'est être qualifié pour réaliser un Tout, qui soit utile et durable, à l'aide de rien ! ».
Pour tout autre renseignement, d'archive ou d'actualité, bien vouloir consulter notre site: www.fourmis-politiques.org
Bien beau, non, lieber Schriftsteller ? Tenez ! Le récent Printemps arabe nous servirait à ce niveau de conclusion provisoire, tant qu'il indique véritablement la limite intrinsèque de tant de bonnes théories politiques, et ce, face au ras-le-bol effectif de tel peuple qui entend gronder sa colère ! En ce moment précis où la mangue, en l'occurrence, a suffisamment mûri ! Véritable cognée, déjà placée sur les racines du figuier, inch Allah ! Prête à abattre ce figuier, manifestement stérile !

Parlez un peu, s'il vous plaît, de votre quotidien. Que faites-vous ? Qui êtes-vous, M. Boo ?
Décidément, André, mais, quelle gourmandise ! Informaticien - poète ; marié ; père de cinq (5) enfants. Je croyais vous avoir déjà suffisamment épluché mon intimité politico-littéraire et autre, voilà que vous en redemandez. Veuillez trouver en annexe, le petit condensé, en une page, de mon modeste curriculum vitae.

Merci d'avance, je vais découvrir ! Tenez ! Vous avez récemment rédigé et proposé, et j'ai reçu copie de votre " Manifeste de l'Union pour le Changement (Tome 2) ". Que pensez-vous au fond de la plateforme-là ? Une n-nième initiative de structuration de l'opposition ? Que pourra-t-elle au juste ? De quels moyens dispose-t-elle ? Jusqu'où peut-elle aller pour notre démocratie ?
Vous abordez à présent la toute dernière initiative politique du Pdf, dénommée « Manifeste de l'Union pour le Changement (Tome 2) ».
Le fait est patent ! Jusqu'en date d'aujourd'hui, la vie politique tarde encore au Cameroun à se bipolariser. Et ce n'est surtout pas la pléthore de partis politiques, relevant de l'extrême porosité de cette loi surannée n°90/052 du 19 décembre 1990. Elle qui, au demeurant, entend tourner en dérision certains sérieux initiateurs d'entreprise politique cohérente, accrochante.
Ces mêmes gens du pouvoir-là qui veulent indéfiniment tirer les marrons d'une telle absence d'éclosion chez-nous des figures crédibles de proue politique, susceptibles de porter l'estocade, en aménageant d'emblée la nécessaire visibilité au chapitre des forces de l'alternance.
Ces gens-là qui, de l'autre main, en profitent pour affubler leurs compatriotes, soit disant " mal pensants ", de tous les noms d'oiseaux, tels, marchands d'illusions, apprentis sorciers, etc.
Cela étant, le cap du « Cinquantenaire de l'Indépendance » qui venait d'être franchi revêt la tonalité métaphysique de certain cinglant avertissement gratuit : l'inéluctable cap du changement fatal, inhérent à toute fin de cycle!
Et, à côté de quoi, la n-nième forfaiture des tricheries diverses et autres filouteries électorales, réitérées en ce scrutin du 09 octobre 2011 ! (A ce propos, je vous fais tenir en annexe copie de l'arrêt de la cour suprême/constitutionnelle, daté du 20 septembre 2011 qui vous fera voir comment ma plainte demandant l'invalidation de la candidature de Paul Biya a été grossièrement galvaudée, les magistrats ayant plutôt statué sur la recevabilité de ma propre candidature(!)).
Puis enfin, la récente disparition de Kodock, cet « Homme qui breveta le sigle du mouvement nationaliste », créé en 1948 alors même qu'il n'était que gamin !
Tels sont, à notre sens, les trois (3) grands cumulo nimbus, amoncelés en date sur le ciel du Cameroun. Indicateurs saisissants et majeurs de la fureur du prochain cyclone ! Annonciateurs de cataclysme imminent, inhérent, pour le redire, à toute fin de cycle. Altimètres éloquents, certes, avec lesquels, il faut aujourd'hui plus que jamais compter, pour ce Cameroun, rendu, à proprement parler, à l'aube de certain grand Soir…
Observez plutôt vous-même ce qui se passe, aussi clairement, avec notre Marie - Claire nationale ! Comble de l'ubuesque, au niveau de la presse ! Comment la Dg-Sopecam a récemment franchi la ligne jaune du ridicule avec ses récentes « productions », sous les presses, rotatives et massicots du contribuable camerounais ! Avec ses cinq (5) tomes successifs - pas moins - de… motions de soutien ! Plus rocambolesque que ça, tu ne meurs pas ? Pour que son 10.000ème numéro, paru par la suite, n'ose surtout pas relever la grotesque performance-là, dans l'Histoire du journalisme mondial!
Une telle drôlerie, en matière littéraire, qui, plusieurs fois, aura mobilisé vers le Hilton le Premier ministre et l'ensemble du gratin politico-administratif ! Des chimériques phrases, bassement laudatrices et/ou à-plat-ventristes! Grassement imprimées sur du pur vélin d'Arches! Et les mêmes phonèmes ! Sans quintessence critique, ni consistance intellectuelle ! Autant de « dissertations » monotones, conçues et rédigées dans les ordinateurs administratifs des bureaux climatisés ; assorties de longues listes des signataires - sans signature réelle, pourtant ! Sous le seul mobile oblique de l'hypocrisie malicieuse ! Tant de laïus qui encensent, en rythme quotidien et à longueur de numéros, un certain « obstructeur invétéré de la voie publique » ! Qui disent, du bout des lèvres, ce que le cœur ne pense guère : du « bien » de ce dieu bien connu de la fainéantise ! Qui vénèrent ce parangon du défaut d'inspiration, désespérément et cyniquement accroché à la gestion des privilèges rattachés à l'occupation de la première place-là !
Celui-là qui se complaît, tel un monstre froid, à écouter ses si nombreux « esclaves » avoués, eux qui, dans leur chorale dissonante de mensonges infatués, n'ont d'yeux en réalité que pour les « avantages de toute nature » rattachés à son pouvoir discrétionnaire (et fossoyeur !) : ses décrets de 13 heures qui, pour sûr, assurent des orgies au village, par-ci ; moult et une bombances du ventre et du bas ventre, par-là...
Un peu plus en arrière, l'on n'a, au demeurant, certainement pas encore oublié ce mémorable 11 octobre 1992. En l'occurrence, l'unique fois que le pouvoir de Yaoundé aura réellement vacillé. Rappelons-nous encore, que ce fut ce qui demeure l'aube et le comble de la gigantesque tricherie institutionnelle : « le vainqueur proclamé dudit scrutin - ce qui du reste finira par se savoir en s'établissant tout seul - n'ayant pas été le vrai vainqueur des urnes camerounaises ». N'est-ce pas, Premier président, Dipanda Mouelle ?
Et cela se passait bel et bien sous la houlette de certaine… Union pour le Changement (UpC).
Aussi, comprend-on aisément le mobile et l'esprit du Manifeste précité, inscrit dans la confirmation de la « magie séculaire » de certain « sigle consacré », autour duquel, tout tourne effectivement au Cameroun, et ce, depuis 1948 ! Il est en effet question de mettre enfin en place, le « cadre d'agrégation massive et de convergence réelle des énergies socialisantes et des forces nationalistes, pour la bataille finale en vue du changement effectif de régime au Cameroun ». Le temps, comme développé plus haut, s'avère plus que propice pour nous de présenter enfin, à ce peuple si meurtri, le « deuxième Tome confectionné, de son Appel séculier » ! Lancé dès avril 1948 par Um Nyobe, Félix Moumié, Ernest Ouandjie, Ossende Afana et tant d'autres antérieurs, illustres et braves Fils et Filles de ce Terroir.

Quelle place, au demeurant, en matière de programme, y réserveriez-vous aux questions relatives à l'environnement, en ce vingtième anniversaire de la conférence de Rio ?
Je suppose manifestement que vous êtes bel et bien au courant de certaines de nos activités non liées à la politique. Notamment, celles relatives à l'environnement. Et comme vous semblez ne pas être fatigué d'écouter nos « élucubrations », je vous signalerais d'emblée ma conférence-cadre du jeudi 09 août 1990. La toute première, jamais tenue à l'Hôtel Hilton de Yaoundé. Sortie qui avait pour thème : « comment faciliter la vie à nos générations futures - approche nouvelle du progrès des nations ». Médiatisation exemplaire ; participation massive du gratin intellectuel et politico-diplomatique de Yaoundé. Deux (2) années plus tard, en 1992, la Conférence des Nations unies de Rio sur l'environnement qui, en cette année 2012, fête effectivement ses 20 ans, se tenait sous le thème : « comment faciliter la vie à nos générations futures - approche nouvelle du progrès des nations ». Reprise, mot à mot, du thème du Hilton camerounais. L'on peut, à ce niveau et sans fausse modestie, prétendre qu' « un Camerounais figure incontestablement parmi la poignée de précurseurs du mouvement planétaire en faveur de l'environnement ».
Sous cette brume heureuse, cela fait en date dix (10) ans, i, e depuis 2002, qu'Afrisolar, African coalition for renewable energy, association créée par Daniel Boo, est devenue le membre numéro 0055 du Conseil mondial des énergies renouvelables (Wcre), basé à Berlin (Rfa).
La dernière nouvelle en date, c'est l'admission d'Afrisolar, depuis le 14 janvier 2012, au statut d'observateur de l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena). C'était à l'ouverture de la deuxième assemblée générale de l'Irena à Abou Dhabi (Emirats arabes unis). En présence du Secrétaire général des Nations unies. Et, depuis lors, nous faisons d'emblée partie de l'Initiative « Energie durable pour tous », promptement lancée par SE Ban Ki Moon.
Sur le plan local, nous préparons pour octobre 2012 la tenue à Yaoundé (Cameroun), du « Forum africain des énergies renouvelables et de la protection de l'environnement (Faerpe) ». Sa toute première édition, qui s'inscrit dans le cadre des festivités précitées de Rio+20. Toute idée constructive, comme vous savez si bien en émettre, visant le plein succès de ce généreux rendez-vous serait en effet la bienvenue.
Espérance pratique, pour tout dire, pour ce « continent du soleil » qui, sans détour, voudra bien exploiter le gigantesque filon, renouvelable, pour assouvir ses immenses besoins énergétiques, en acquiesçant d'emblée au « clin d'œil » avenant, généreux, de son/sa fulgurant/e « Astre/Arme de l'approvisionnement massif»…

Merci, M. Boo, tenez ferme ! Nous vous souhaitons bon courage et surtout, bon vent pour l'ensemble de vos activités.
Mon e-mail: acrnev@yahoo.fr




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