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Lettre Ouverte à la Deutsche Welle

OU ETES-VOUS DONC DEPUIS ?

  Chère Voie de l’Allemagne,

En ce mois écoulé de janvier 2014, le cimetière catholique de Yaoundé – Mvolyé a connu la visite d’un genre très spécial de touristes allemands, venus de Kappenbeck – banlieue de Dortmund (Rhénanie du Nord Westphalie), la ville d’études informatiques du signataire, diplômé de son école polytechnique (Fachhochschule, Sonnenstrasse).
Pour ce quintet (5) de pèlerins en provenance de la paroisse catholique de Kappenbeck, il s’agissait de venir physiquement en cette «colline camerounaise du repos éternel», pour y lire, en leur langue d’origine, sis au tombeau du Premier Evêque pallottin du monde (1905) – originaire de Kappenbeck, premier préfet apostolique et Apôtre du Cameroun, Mgr. Heinrich Vieter (1853-1914) dont l’année 2014 marquera le Centenaire de sa mort – la prière consacrée à son processus de béatification qui, en date, suit son bonhomme de chemin.
Moment grave, figurez-vous, sur le plan spirituel, dans l’Histoire de l’Allemagne!
Oraison effectuée sous la conduite du chef de la délégation, prêtre et curé de la paroisse précitée, assisté de sa jeune servante de messe, un (1) avocat et les deux (2) arrières petits neveux du dé cujus. En présence de nombreux pères pallotins, camerounais et africains, parmi lesquels, P. Bruno Ateba, sac, germanophone et supérieur général…
Pourquoi n’avez-vous pas cru devoir, chère Voie de l’Allemagne, prêter la moindre attention à cette «minute», de référence plus que symbolique, précisément inscrite dans les festivités du Centenaire précité de la mort de votre aussi éminent Compatriote, appelé à bientôt monter sur les autels?
Das geht nicht, meine lieben Damen und Herren1!
Cela étant, revenons à cette soirée de vendredi, vingt (20) années plus tôt, du mois d’octobre 1994, en la résidence Fébé, sise à Bastos, chez Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne, accueillant le signataire – et ce, sans le relever aussi explicitement – en sa qualité de «point focal» camerounais de Transparency international e. V. Organisation internationale de la lutte contre la corruption, basée à Berlin, créée cinq (5) mois plus tôt par le Dr. Peter Eigen, ancien cadre de la Banque mondiale.
L’establishment allemand de la Cité capitale est là! Spécialement réuni autour de l’Ambassadeur.
En plus de quoi, un invité supplémentaire (vous devinerez pourquoi). Haut cadre camerounais, unique convive non germanophone.
Multimilliardaire en date! Prototype, devant l’Eternel, de l’enrichissement illicite, délibérément acquis en présidant, dix (10) années durant, l’attribution des marchés publics, en direct de la présidence de la République, et ce, grâce au décret présidentiel l’ayant nommé et maintenu en poste pendant ladite décennie (1986-1996)!
Trois (3) années plus tard (1997), le voici propulsé ministre de l’enseignement supérieur; puis, porté au piédestal suprême de secrétaire général de la présidence de la République, cumulativement avec ses fonctions de président du pétrole (Snh); puis, ministre d’Etat chargé des relations extérieures.
Dégringolade, par la suite, aussi tonitruante, à partir de 2006, survenue dans le cadre de certaine «opération locale», dénommée «épervier», l’ayant conduit à son actuel cachot pestilentiel de Kondengui.
Facile à deviner qu’il s’agit de l’un des prisonniers de luxe du Renouveau trentenaire.
Chrétien catholique, laïc et engagé, ayant récemment eu droit à la visite en son milieu carcéral à Kondengui de Son Eminence Christian Cardinal Tumi : M. Jean-Marie Atangana Mebara.
Quel rapport, me demanderiez-vous, chère Deutsche Welle, entre les deux cages-là, du déshonneur et du repos éternel, respectivement, Kondengui et Mvolyé?
L’Allemagne, en réponse tranchée, laconique et sèche! Puissance qui en vaut plus, ma foi! Ou sinon, qui en connaît profondément et mieux que quiconque au sujet des fondements intangibles de ce pays. Pis encore, au vu des plus que bizarres, persistantes incongruités, perçues longtemps à l’avance, en se haussant les épaules, simplement et tranquillement. Votre pays qui en sait plus, en matière de météo, avisé avant tous, au chapitre prospectif de la maitrise des perspectives politico-économiques ou socio – culturelles de ce Triangle, défriché par ce Deutschland2.
Rien de plus, à vrai dire. A propos de la Bundesrepublik3 qui domine, silencieusement, matériellement et spirituellement, le Triangle que voici. Eternel cordon ombilical, un tel rapport insoluble dont la base remonte à la signature du traité germano-duala ce 12 juillet 1884, ayant de facto ouvert voie au mémorable défrichage pionnier précité des milliers de kilomètres carrés de ce «lopin de terrain».
Configuration tout aussi profonde de la présente influence aussi sempervirente, plus puissante qu’on ne le perçoit, mais, que vous semblez, malheureusement, ne pas vouloir valoriser à bon escient pour nous sortir graduellement, sinon, laborieusement de l’oppresseur anglo – francophonique.
Il nous revient assez souvent, chère Deutsche Welle, les remontrances courageuses, et même, publiques et ouvertes qu’à Bruxelles, capitale de l’Europe, la Bundesrepublik formule régulièrement à l’attention de cette France dont le franc tropicalisé et son compte d’opération, localisé à son trésor public, continuent à plomber, en confisquant délibérément le développement de la quasi-totalité de ses anciennes colonies.
De cette France, berceau incontesté des droits de l’Homme, il est vrai, mais qui, cependant, s’obstine à piller des milliers de grumes de bois, embarquées à l’état brut, tranquillement soutirées de nos forêts, puis, cheminées par nos ports, confisquant cyniquement autant d’emplois locaux, par refus délibéré de les équarrir sur place, en lieu de coupe.
Hexagone qui siphonne le pétrole, offshore et onshore; s’accapare du coton, du café, de la banane en ces colonies, sans concéder le moindre effort de transformation locale, porteuse de plus value heureuse pour ces peuples qui, eux aussi, ont besoin, comme les Français, de tant d’écoles, d’hôpitaux, de tracteurs, de routes, etc. En un mot, de l’amélioration de leurs conditions de vie.
Il nous revient, Deutsche Welle, que vous n’avez eu de cesse de railler proprement la rapine de cet Hexagone, l’invitant assez souvent à enlever ses dents pointues (et malfaisantes mandibules), arcboutées depuis des décennies sur le dos de l’Afrique! Sa maudite goinfrerie-là qui l’enfonce plus qu’elle ne l’enrichit, comme elle s’attend vainement et plus que désespérément.
Vous moquant ouvertement de son butin infatué (et mal acquis) de «fille aînée de l’Eglise» (mon œil!), aussi lâchement prélevé, mais qui, cependant (et par ironie du sort), ne lui confère toujours ni équilibre budgétaire, ni pugnacité économique tant reconnue au pays de Goethe.
N’oubliez cependant jamais, chère Voie de l’Allemagne, que la libéralisation médiatique est bel et bien effective au Cameroun, et ce, depuis des décennies. (Mais, où êtes vous donc depuis?).
Comment se fait-il que Cologne, votre siège, n’est toujours pas audible sur la plage Fm de nos villes et villages, tandis que Rfi, la Bbc et autre Voa continuent, quant à eux, à distiller, jours et nuits, leur dose, plus ou moins sérieuse, d’unijambisme culturel? «L’Allemand par la radio», rien à cirer vraiment? - Komm, Deutschland!
Et ce, tandis que, de l’autre main, les grumiers français, bondés de nos billes de bois, arpentent dangereusement et encore en 2014, comme au vieux temps de la colo, aussi bien les ruelles de nos pauvres contrées qu’autant de points de péage, obliquement traversés en se délestant à peine de la ridicule broutillette de Fcfa500 (i, e moins de un (1) euro), cheminant à l’état brut les inestimables trésors de nos forêts tropicales vers la France, via les cales de bateaux. Et ce, en violation flagrante et persistante de la loi Melone sur les forêts, datée de 1994.
Faites vraiment quelque chose, Deutsche Welle, pour que la langue allemande retrouve ses lettres de noblesse, à défaut de sa juste Couronne en ce pays.
Elle qui, par une singulière ruse de l’Histoire, symbolise éternellement l’unité culturelle et territoriale de ce pays, perdue depuis 1919, date de la signature du Traité de Versailles portant partition de son territoire en deux (2) zones linguistiques.
N’est-il pas temps de tempérer enfin les velléités oiseuses de nos deux (2) plus grands communs diviseurs (Pgcd), l’anglophonie et la francophonie?
Jusqu’à quand ce mensonge historique, affabulation territoriale ayant laissé à certains la latitude de croire que la Réunification serait Evénement de même acabit, érigeable au même cerceau d’égalité publique, i. e au même piédestal de comparaison émotionnelle que la si coûteuse Indépendance, ayant causé des centaines de milliers de morts de patriotes qui, de haute lutte, ont fini par triompher en la conquérant enfin ce 1er janvier 1960?
Faites plutôt et enfin quelque chose, chère Deutsche Welle, pour que les très nombreux anciens étudiants de chez-vous gardent intacts les précieux acquis de liens d’accointance avec la rigueur allemande, ne fut-ce que culturelle, à travers le Goethe Institut et la Chancellerie.
Rendez-nous, en un mot, chère Deutsche Welle, notre germanophonie d’origine.
Nous en serions plus qu’heureux.
Merci et à très bientôt, sur les ondes Fm où votre espace demeure en date aussi longuement vacant.-

Daniel Boo           


  1. Ce n’est pas normal, Chers Dames et Messieurs !
  2. Allemagne.
  3. République fédérale.




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