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CINQUANTENAIRE DE L'ETAT DU CAMEROUN (1957 - 2007)


Appel à la Célébration civile !

« Vous déclarerez sainte la cinquantième (50ème) année […]. Ce sera pour vous un Jubilé. (Lév. 25:10) »

Janvier 2008. A l'initiative inspirée (et sur invitation) de l'Afp (Alliance des forces progressistes) de Me Bernard Muna, les partis politiques, parmi lesquels, le Pdf (Parti des fourmis), et les associations de la société civile se réunissaient à Yaoundé-Tsinga, pour la mise en place de la « Coordination pour la défense de la démocratie et de la constitutionnalité », en abrégé, « Cddc ».
Elevant promptement la voix, la Cddc s'insurgeait alors, bravement, contre la n-ième manœuvre d'un parti au pouvoir faisant feu de tout bois et qui, en date, entreprenait de briser, par tous les moyens, le consensus social de la rencontre tripartite d'octobre 1991, en levant le verrou de l'alternance, constitutionnellement offerte, jusque-là, par la limitation des mandats présidentiels (Cf. Constitution du 18 janvier 1996). Et l'Union africaine (Ua) d'écouter, en méditant tranquillement sur son… vide juridique ! L'indécrottable pouvoirisme, en poste sans discontinuer à Yaoundé, depuis 1982, avait, en fin de compte, eu le dessus oblique en ce 'bras de fer', et ce, en dépit de son mauvais bilan qui s'étale, chaque jour qui passe, affichant ses regrettables métastases de la gangrène approfondie dénommée « corruption », générée en direct des espiègles hauteurs du Palais des Congrès de Yaoundé et que ne décourage nullement en date les griffes orientées de certaine opération « Epervier ». Gangrène nationale qui, littéralement, paralyse, depuis que les preuves - suivez mon regard - se faisaient attendre, et l'appareil administratif et la charpente socio-économique de l'Etat du Cameroun. Son résultat le plus frappant n'étant autre que le progrès écœurant de la paupérisation des masses, dont la côte d'alerte venait d'être franchie, à s'en tenir aux bons chiffres et constats, les plus récents, de l'Institut national des statistiques (Ins)...
Aussi, la session de mars 2008 de l'Assemblée nationale franchira-t-elle, sans coup férir, le Rubicond de la décence en entérinant ledit… putsch qui, le moins à en dire, est qu'il dressera l'oreille à l'Union africaine, ayant suivi le juste combat de la Cddc-là qui, secouée dans ses racines, capitulera d'emblée, ne pouvant plus continuer avec l'autre phase de son programme de référence…
C'est un truisme cependant d'affirmer que le flambeau dynamique de janvier 2008 a, toujours et encore, de beaux jours devant lui. La résistance, n'ayant d'autre choix que de continuer tout droit son combat de prédilection ! Et ce, jusqu'à la Victoire finale ! Il y va de notre survie !
Il est temps, pour tout dire, de reprendre la glorieuse course d'obstacles, engagée depuis 1991, tout en gardant la ferme conviction qu'un Cameroun nouveau se profile bel et bien à l'horizon...
Hier tabou, le mot « cinquantenaire », renvoyant au « Jubilé d'or », a aussi (et enfin) fini par sortir des bois officiels ! En l'occurrence, par franchir les sacrés lèvres de la bouche la plus autorisée !
Tardif, mais, effectif, un « comité d'organisation », à fort parfum d'exclusion - strictement composé des membres du gouvernement, sans aucun représentant ni de l'opposition ni de la société civile - venait, sur ces entrefaites, ce 04 février 2010, d'être enfin mis sur pied. Son intitulé, ignorant d'emblée, tranquillement et très manifestement, le cycle des quatre (4) ou cinq (5) cinquantenaires, dans lequel, le Cameroun est entré, depuis quelque trois (3) ans (2007) ! A commencer déjà par celui de l'Etat du Cameroun (10 mai 1957)!...
Retenons, à ce propos, le fait inimaginable que, « d'octobre 2006 à août 2008, les trois plus importantes personnalités de l'Etat (le Premier Ministre ; le Président de la République et le Président de l'Assemblée nationale) auront, tour à tour, expressément piétiné le précieux Jubilé d'or de l'Etat du Cameroun (1957 - 2007) qu'un citoyen lambda leur avait fait relever par des lettres, polies et insistantes, formulées à temps utile sous le vigilant sceau de l'association apolitique dénommée Gmt (Groupe man tata) ».
Tout cela, indiquant, convient-il de souligner (en plus et pis encore), qu'à Yaoundé, ni la nationalité camerounaise, ni les attributs de la souveraineté nationale - i, e nos Hymne, Drapeau et Devise - rien, de tout cela, ne mérite, depuis 2007, quelque Tour d'honneur ! Rien ne vaut, pour Yaoundé, le genre de pause classique, susceptible de marquer de pierre blanche le doublé précité, ô combien exclusif, en matière de Jubilé d'or! (N'osons surtout pas évoquer l'autre Cinquantenaire (2008) de l'assassinat du Héros national, Ruben Um Nyobe (1958-2008), carrément passé sous silence)… Cela étant établi, relevons une fois de plus qu'en 2009, tandis que le tout premier Cinquantenaire républicain (de 2007) continuait à être délibérément foulé aux pieds, des félicitations orientées du Pontife romain, Benoît XVI, intervenues à l'aéroport de Yaoundé-Nsimalen, ce 17 mars 2009, retentissaient, promptement et instantanément, sur des têtes étourdies ! Suivies, quatre mois plus tard, par l'annonce proprement dite de ladite célébration, et ce, de l'extérieur du pays et par la bouche, cette fois, de l'ex-Ministre français J. Toubon, ce 24 juillet 2009. Ce dernier, assenant diplomatiquement le fulgurant 'coup de grâce' annonciateur exclusif de la « conversion de Saint Paul » en direct de son chemin de Damas dénommé « Hexagone », où le sommet de l'Etat camerounais finira enfin par adhérer, illico presto, à l'idée de la célébration - à condition, voire, sur motivation des espèces trébuchantes à engranger - du Cinquantenaire (1960 - 2010) de son propre pays. Ouais ! (Alors même que le même Homme - président et ses acolytes précités ne tarissent guère ni de faste ni de clinquant chaque fois qu'il est question de valoriser leurs traditionnelles références nombrilistes, i, e lorsqu'il s'agit surtout d'honorer les rendez-vous successifs des « 13 février » ; « 24 mars » ; « 20 mai » et autre « 06 novembre » !)…
Le cinquantenaire de l'armée, prioritairement confirmé et rendu public, l'on apprendra enfin, ce 31 décembre 2009 - en l'occurrence, après quelque cinq (5) mois de digestion laborieuse, sur fond de gêne avérée, manifestée par le mutisme on ne peut plus sidérant au niveau des médias publics - la célébration effective de celui de l'Indépendance et de la Réunification* ! Paul Biya réussissant, par la même occasion et sans éveiller nul soupçon, à... boycotter systématiquement la charge émotionnelle inhérente à la date fatidique du 1er janvier 2010!
Citoyen(ne)s camerounais,
Après 38 années d'hibernation, totale et parfaite, de la célébration de notre Indépendance, disons aujourd'hui même, pendant qu'il est temps, massivement notre 'Non à la célébration annoncée sous l'écœurante camisole de force du bourreau de 1972 de ladite Indépendance, incarné par la devise oblique ci-après du palais des congrès : « Unité (20 mai)-Progrès-Démocratie » !
Citoyen(ne)s camerounais,
Le temps est plus que propice pour que nous retournions enfin à notre générique originel ! En l'occurrence, à nos deux impeccables triptyques que sont nos « Vert - Rouge - Jaune » & « Paix (1er jan - 10 mai) - Travail - Patrie », ayant, fermement et tranquillement, tenu le Pays, depuis plus de 50 ans, et ce, à partir du 10 mai 1957!...
Cela étant et restant, la plus précieuse nouvelle, Citoyen(ne)s camerounais, qui, en cette veille de 2011, pouvait nous provenir de l'Union africaine (Ua) - marquant sa sympathie à l'action de la Cddc, voire, ayant mûrement réfléchi sur le vide juridique précité, à combler rapidement, pour la promotion effective de l'alternance en Afrique - n'est autre que la fulgurante résolution relative à la « condamnation sans réserve des modifications de la constitution, visant à rester indéfiniment au pouvoir ». Modifications désormais déclarées persona non grata en Afrique ! Manœuvres dorénavant regardées, ni plus ni moins par les pairs, comme étant des coups d'Etat, au même titre que celui de Daddis Camara en Guinée, de Mamadou Tandja ou de Salou Djibo, au Niger.
Le PDF invite, par conséquent, l'Ua à bien vouloir user de vigilance, en contraignant de facto Monsieur Paul Biya à ne plus se présenter à la prochaine élection présidentielle, compte tenu de sa modification constitutionnelle de mars 2008, effectuée en préparation de son prochain coup d'Etat, programmé en octobre 2011, qu'il entend sur ces entrefaites perpétrer tranquillement, et même, sous la barbe de l'Ua…
Pour ce qui les concerne, les forces vives du Cameroun ne devraient, par ailleurs, nullement ni véritablement compter en date, sur Paul Biya, pour redorer véritablement, ni assez profondément le blason de la grande Histoire de leur Pays.
Citoyen(ne)s camerounais,
Nous lançons, pour ce faire, le présent vibrant Appel à la mobilisation de tous, à travers la reprise immédiate des activités de la Cddc ! Et ce, afin de préparer, de notre côté, la célébration effective du Cinquantenaire de l'Etat du Cameroun (1957 - 2007) que le pouvoir élude, aussi délibérément, en se cantonnant du reste à réaliser tout seul celui de l'indépendance et de la Réunification, sans l'apport ni de l'opposition ni de la société civile.-

            YAOUNDE, le 22 février 2010**

Pour le Pdf                                                

Daniel Boo,                  
Dipl.-Ing.,                      


* Importance relative, lorsque l'on se rappelle que l'Independance Act des Usa, remontant au 04 juillet 1774, n'était signé ce jour-là que par 13 des 51 Etats actuels de la toute première fédération du monde.
** Signé à l'occasion du 25ème Anniversaire du Club " les Fourmis ", ancêtre du PDF, créé à Yaoundé, le 22 février 1985.




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