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HISTORIA

Obama, Graffin et Um, ad vitam aeternam

16 avril 2003 – 16 avril 2013. Cela fera demain exactement dix (10) ans que disparaissait l’un des notables camerounais. Jalon incontesté de la sagesse de chez-nous. « Le Cameroun, disait-il, est constitué de plus de deux cents tribus ; plus sûrement, de deux super-tribus, la francophone et l’anglophone ! ».
Souvenir de l’Homme, à l’éternel par-dessus gris ; ses lunettes d’intellos. Ses attitudes, inculturées. Son propos, à contre-pied ! Espiègle et teinté d’humour.
Créateur de « Feu-Fondecam », son Ong. Promoteur vigilant, exclusif, en 1989, de la célébration du Centenaire de la ville de Yaoundé, qui quittait ce bas monde quelque cinq années avant l’avènement en 2008 de son homonyme : un Noir, à la tête des Usa.
La pose, en 2010, des gigantesques cerceaux au centre ville de Yaoundé, aurait bel et bien rencontré son franc « coup de colère », face à ce sacrilège d’avoir placé l’Indépendance au même piédestal que la Réunification.
Elément fondateur de toute République, cette Indépendance, acquise de haute lutte au Cameroun, sous le lourd tribut de sang versé ! Pourquoi diantre, en 2010, l’assimiler à certaine grotesque escroquerie territoriale, datée du plébiscite, curieux et tronqué, du 11 février 1961, filouterie domaniale entérinée huit mois après, en guise de « lot de consolation » qui, ce « 1er octobre », de la « Réunification » dissimulait définitivement le deuil précité ?
Vous l’avez deviné, il s’agit du philosophe africain, Jean – Baptiste Obama (1925-2003). Auteur d’« Assimilados », sa pièce de théâtre. Animateur constant et têtu de la crypte du Monument de la Réunification…
16 avril 1967. 36 années, jour pour jour, avant le philosophe, c’est le tout premier Archevêque du Cameroun (1955)1 qui, à l’Hexagone, quittait ce monde.
Pasteur – et non moins patriote français ! Chrétien (ou crétin) ? – question oblique de J. B. Obama. Le moins à relever est que le cœur dudit prélat aura en effet « balancé » ! Entre la France et la Bible !
En poste au Cameroun, de 19252 à 1961. Période coloniale où il fut l’un des hommes les plus introduits dans le tissu social du Triangle national. En cette heure particulière de l’éveil politique3.
Bâtisseur, dès 1943 – puis, consécrateur en 1952 – de la Cathédrale Notre-Dame-des-Victoires de Yaoundé. Vous le devinez juste, il s’agit de Mgr. René Graffin.
Retiré en France en 19614, au lendemain de l’Indépendance…
Sa mitre, enfin, ultimement rivée sur la tête, prenant de sa main gauche sa crosse métallique, le Métropolitain émérite de Yaoundé, René Graffin (1899-1967), venait ce jour de… rendre son pallium à Dieu ! Il avait expiré, pour la toute dernière fois ! Et c’est la messe qui était dite à Chevilly-la-rue ! Olugu a bo e Yesus Christus5!
Quelle meilleure « paix des braves », ad vitam aeternam6, avec le « communiste », Ruben Um Nyobe (1913-1958), qu’il avait tant combattu !

Daniel Boo           


  1. Le plus jeune évêque du monde, consacré le 19 mars 1932 à la cathédrale Notre-Dame de Paris par le Cardinal Jean Verdier.
  2. Dès son ordination sacerdotale. Auteur, en 1930, avec le père François Pichon, de la « Grammaire ewondo » (223 p.).
  3. Fronde, accompagnée de répression musclée ; création effective de l’Etat du Cameroun aux mémorables assises du 10 mai 1957 de l’Assemblée législative du Cameroun (Alcam).
  4. En la résidence des spiritains français, sise à Chevilly-la-rue.
  5. Loué soit Jésus-Christ, en Ewondo.
  6. Pour l’éternité, en Latin.



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