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Charles de Gaulle (1890-1970)

Mythe et Sens de l’Histoire

1943 – 2013. 70 ans de cela que le «Comité français de la libération nationale» était créé à Alger, et ce, 10 ans après la «campagne pour la création des divisions blindées (1933)». Et 3 années après le mémorable «refus de capitulation de la France», par l’Appel historique de certain Général de Gaulle, émis ce 18 juin 1940 à Londres, au micro de la BBC, radio publique britannique, soutenu par W. Churchill.
Né à Lille, de la grande bourgeoisie catholique du nord de la France. De père enseignant de lettres, d’histoire et de philosophie dans un collège privé.  Son éducation, dans la tradition de service et d’honneur, l’oriente vers la carrière militaire sise à l’école des officiers de Saint-Cyr. Son affectation au 33ème régiment d’infanterie d’Arras, sous les ordres du… colonel Philippe Pétain, dont la référence défensive de l’armée contrarie, de plus en plus ouvertement, la propension offensive de son lieutenant de Gaulle.
Trois fois prisonnier de guerre, en plus de ses trois blessures consécutives - quatre tentatives d’évasion.
Janvier 1940. Publication, puis diffusion en pleine guerre, en 80 exemplaires, de son mémorandum, contre la vision de ses chefs militaires, refusant de «fonder leur stratégie sur les divisions blindées», ce qui, d’après lui, voue le pays à la défaite.
Embryon de gouvernement pour la France libre, qu’il constitue et qui s’élargit au rythme des ralliements des territoires de l’empire colonial français, jusqu’à ce qu’il en devienne le chef incontesté.
Innovateur vigilant, dont la culture, aussi vaste, lui permet de pressentir par-ci, les conséquences dévastatrices d’Hiroshima, d’encourager cependant le programme nucléaire civil français; de lancer par ailleurs le supersonique «Concorde», non sans envisager, en cette Afrique et pour ne pas «insulter l’avenir» après son discours de Brazzaville (1944), la perte programmée des colonies précitées, par lancement anticipé et rapide du processus de leur décolonisation.
La méfiance de Roosevelt et le dépit de Staline – ce dernier ayant manqué de le manipuler dans ses desseins de domestiquer la Pologne – le font mettre à l’écart de la conférence de Yalta où, cependant, Churchill lui obtiendra les deux avantages escomptés : sa zone d’occupation de l’Allemagne et son droit de veto à l’ONU.
26 août 1944. Descente des Champs-Elysées par le premier résistant, Charles de Gaulle, qui, enfin, rencontre le peuple de Paris, point d’orgue de sa longue marche, commencée dans la solitude, quatre années plus tôt. La Nation, enfin rassemblée autour de son fringant Héros, qui l’avait prise en charge, à son heure la plus critique...
France à économie exsangue, saignée par les prélèvements allemands; des provinces entières réduites en ruines par tant de bombardements. Comment donc restaurer l’Etat?
En réunissant d’emblée toutes les composantes de la résistance, à l’effet de minorer les tendances centrifuges. Modernisation de l’appareil de production. Nationalisations des sources d’énergie, des transports publics et des grands secteurs de production. Œuvre exceptionnelle, titanesque, soutenue par le plan Marshall, et qui, jusqu’en date, continue à servir de référence à la configuration juridique et administrative de la France contemporaine.
Pour «rendre la parole au peuple, afin qu’il décide souverainement de ses futures institutions», référendum du 23 février 1945. Son désaccord avec les partis l’amènera, ce 20 janvier 1946, à quitter brusquement le pouvoir. Pour se consacrer de facto à la rédaction de ses mémoires, à succès retentissant!
Début 1958. Aux yeux des Français, de Gaulle n’est plus qu’un «fabuleux personnage historique doublé de grand mémorialiste». Jamais aussi bas dans les sondages, pour ce qui est de son avenir politique. Rebondissement spectaculaire, dès le 13 mai, le président Coty ayant décidé de faire appel au «plus illustre des Français» pour dénouer l’écheveau algérien…
Muni de mandat, par la suite, pour préparer la nouvelle constitution, votée à 80%, le 28 septembre! Trois mois plus tard, élu à nouveau président de la Vè République, cette fois doté de pouvoirs étendus, d’autorité sans pareille. Réélu en1965.
Mai 1968. Graves émeutes! Soulèvements généralisés en milieu scolaire en France, sous l’instigation de l’étudiant français, d’origine juive allemande, Daniel Cohn – Bendit, à partir des campus. Chute, en cascade, du Premier Ministre Pompidou, puis du Président de Gaulle, après échec à 53% du référendum du 27 avril 1969, visant à restaurer, à son art, sa légitimité.
10 novembre 1970. Annonce de sa mort, la veille au soir, suivie de ses obsèques à Colombey. En présence de ses seuls intimes et compagnons – et en toute simplicité.
Les chefs d’Etat du monde, réunis, quant à eux, à la Cathédrale Notre-Dame de Paris…

Daniel Boo           





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