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HISTORIA DEDIE A CHARLES ATEBA EYENE

OTA BENGA (1884-20 mars 1916)
L’ENFER DES ZOOS HUMAINS

1904-2014. 110 ans de cela qu’un pygmée hétéro – i, e non homo – de certaine race des «sauvages polygames et cannibales», du nom d’Ota Benga, originaire de l’ancien Congo Belge, était vendu par des trafiquants à un missionnaire américain, Samuel Phillips Verner.
Misérable survivant, ayant perdu toute sa famille lors du génocide perpétré en 1903 en cette forêt congolaise par les troupes du roi Léopold II de Belgique.
Le voici dans les soutes de ce Blanc, en direction des USA. Et Dieu sait quel argent ce dernier gagnera sur le dos dudit «sauvage» aux dents taillées en pointe, en ces troisièmes jeux Olympiques, ségrégationnistes, ponctués de «journées anthropologiques», au cours de l’exposition mondiale de Saint Louis, jumelée auxdits jeux.
Fabuleux magot, engrangé de foires en foires par Verner, jusqu’au Bronx Zoo de New York ce début du mois de février 1906 : promptement mis en cage, en compagnie cette fois d’orang-outang et de perroquet – question de refléter l’«aperçu naturel» de son milieu de vie, la jungle. Sa cage, parsemée d’ossements humains – preuve de son anthropophagie. En plus, de hamac et de cible, sur laquelle, il doit tirer quand des visiteurs passent…
A côté de son enclos, le panneau ci-après : «Ota Benga. Taille : 4 pieds 11. Poids : 103 livres. Âge : 23 ans. Visite tous les après midi durant le mois de février»
Autorisé, de temps à autre, à se promener dans les jardins. Cependant contraint, par le comportement apeuré, agressif ou curieux des visiteurs, à se réfugier dans sa cage…
Rappelons le contexte de ces zoos humains, comble de l’excitation et du dépaysement, en ce monde-là où très peu de gens pouvaient voyager. Album exclusif de périple favorisant l’instruction des enfants qui y retrouvaient l’exotisme ayant enflammé leur imagination en les bandes dessinées, Tarzan, Miki ou autre Blek le roc.
Lieu de tous les fantasmes, en l’absence de télévision, en ces sorties des dimanches en pique-nique familial, où le «sauvage» était surpris, quasi-nu, tandis que les Blancs sont engoncés jusqu’au cou, même pour un bain de mer…
Avec ce pygmée qui, à l’évidence, incarne le chainon manquant entre le singe et l’homme – l’homme blanc, bien sûr – le Directeur du zoo ne pouvait que fermement croire à la pédagogie de son Prehistoric Park.
Le succès relevé de la petite entreprise du missionnaire Verner, cependant, va bientôt tourner cours, d’influents hommes d’Eglise s’étant insurgés contre cette exhibition. Interdite, pour la raison qu’elle soutien la «théorie darwinienne de l’évolution» : le chainon manquant. Absolument contraire à la doctrine chrétienne.
Enfin habillé à l’européenne, Ota Benga se voit placé dans un orphelinat. Inscrit à l’école baptiste de Lynchburg, alors même que, lui, ne songe qu’à… rentrer chez-lui. Ce qui lui demande de gagner de l’argent. Pour ce faire, il travaille dans une fabrique de tabac, économisant sou pour sou pendant dix (10) ans. Période au bout de laquelle éclate la première guerre mondiale qui ruine ses espoirs de retrouver un jour son pays...
Comble de son désespoir! Sa profonde dépression ce 20 mars 1916. Après son feu traditionnel, Ota Benga rejoint, illico presto, ses ancêtres, en se tirant un… coup de revolver dans le cœur…
Pour Verner, il s’est suicidé pour n’avoir pas «réussi son intégration». N’importe quoi!

Daniel Boo           





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