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HISTORIA

THOMAS SANKARA (1949-1987), LE «CHE GUEVARA» NOIR

1983 – 2013. Le jeune Africain de l’ouest n’avait que 34 ans, il y a 30 ans de cela. Officier de l’armée. Panafricaniste tiers-mondiste. Personnalité aussi forte! Figure conquérante, prisonnière politique à l’instant où un coup d’Etat opportun le portait au pouvoir, sans effusion de sang! Pour le délice, le grand délire de certaine jeunesse du continent africain, avide de puissant modèle, aussi édifiant…
La marquante saga du Secrétaire d’Etat1 à l’information, démissionnaire, sept (7) mois plus tard. Devenu Premier ministre2, neuf (9) mois après. Limogé3 (et mis aux arrêts), cinq (5) mois plus tard, à la suite de la visite de Guy Penne4, à Ouagadougou.
Il s’appelait Thomas Isidore Noël Sankara – l’Etoile filante ce notre Continent! De famille catholique – tribu Peul–Mossi. Né le 21 décembre 1949 à Yako, Burkina Faso (ex-Haute-Volta).
Son père, ancien combattant fait prisonnier au cours de la seconde guerre mondiale.
Etudes secondaires, tour à tour, au lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo Dioulasso; puis au PMK, Prytanée militaire de Kadiogo. Formation d'officier, en constante compagnie de son ami (et non moins) futur bourreau, Blaise Compaoré, à l'École militaire inter-armée (EMIA) de Yaoundé (Cameroun), puis, à l'Académie militaire d'Antsirabe (Madagascar).
1976. Commandant du CNEC (Centre national d'entraînement commando), situé à Pô, province du Nahouri – 150 km au sud de Ouaga. Stage d’aguerrissement, la même année, avec Blaise, au Maroc – 3ème Befra. Fondation conjointe du Regroupement des officiers communistes (ROC)5.
04 août 1983. Coup d’Etat précité. Sa sortie de prison pour la présidence du Conseil national révolutionnaire (CNR). Son «discours d’orientation politique», pour son programme anti-impérialiste dont l’un des premiers actes sera de rompre, laborieusement, avec la société traditionnelle inégalitaire, et ce, par «retrait graduel de l’emprise féodale des chefs traditionnels sur les populations».
Et son fait d’arme majeur : le changement de nom de sa «Haute Volta» natale, connotation coloniale qui, sitôt, cède place à… Burkina Faso : «pays des hommes intègres» - mélange de Moré et de Dioula.
Volonté politique d’affranchissement socioculturel du peuple burkinabé, par des réformes conséquentes dans le but de circonscrire à sa dimension congrue la gangrène «corruption». Amélioration effective de l'éducation; de l'agriculture; et du statut des femmes.
Réduction généralisée de la malnutrition; de la soif; par la construction volontaire et massive, sous les CDR6, des puits, par-ci; des retenues d'eau, par-là. Recul avéré de l'analphabétisme7; atténuation relevée des endémies8, en ce pays sahélien, totalement enclavé. Institution de la coutume symbolique de «planter un arbre à chaque grande occasion pour lutter contre la désertification»…
Le premier président du Faso, ci-devant, singulier fils d’Afrique ayant opté pour la modique Renault 5 en vendant ses limousines de fonction. Modèle d’humilité pratique, imposé à ses collaborateurs par cet Homme d’Etat de la pauvre Afrique n’effectuant ses voyages qu’en classe touristique. «Son de cloche» plus que nouveau!
04 octobre 1984. Son discours à New York à la tribune des Nations Unies, appelé à faire date, émouvant et pathétique!
27 juillet 1987. Discours – testament à Addis Abeba (Ethiopie), flamboyant et rutilant! Le tout dernier, trois (3) mois avant son assassinat. Réquisitoire, devant ses pairs de l’OUA9, contre le paiement de la dette des pays africains.
Sa suggestion exclusive de la mise en place, à cet effet, du «Club d'Addis-Abeba»
15 octobre 1987. Assassiné par des tirs, à bout portant et en pleine réunion à Ouagadougou, pilotés par Blaise Compaoré, le «rectificateur» de la Révolution.Décès de «mort naturelle», selon le médecin militaire. Pas d’enquête, ni procès, jusqu’en date! Montée en flèche du Sankarisme, côté pile, en cette jeunesse africaine édifiée, secouée dans ses racines...
15 octobre 2007. Mariam Serme Sankara, sa veuve, autorisée, 20 ans plus tard, à se recueillir enfin sur le présumé tombeau du «Che Guevara» noir – de la lignée des N’krumah; Lumumba; Du Bois; Cabral; Mandela; Samora; Um Nyobe; Martin Luther; et autres valeurs reconnues...

Daniel Boo           


  1. Gouvernement de septembre 1981 du colonel Saye Zerbo. En remettant son tablier ce 21 avril 1982, il déclare ce qui suit : "Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple!"
  2. Gouvernement de Jean-Baptiste Ouédraogo (Janvier 1983).
  3. Le 17 mai 1983.
  4. Le conseiller du président français, François Mitterrand.
  5. Autres membres les plus connus : Henri Zongo, Boukary Kabore et Jean-Baptiste Lingani.
  6. Comités de défense de la révolution.
  7. A travers ses «opérations alpha».
  8. Grâce aux «vaccinations commandos» pour tous les enfants, burkinabés ou non.
  9. Organisation de l’Unité africaine, la future Union africaine.




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