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HISTORIA

IL S’APPELAIT MONGO BÉTI (1932 – 2001)

30 juin 1932 – 30 juin 2013. 81 ans, hier dimanche, que naissait à Akometam, à quelques lieues de Sangmélima via Mbalmayo, l’un des plus célèbres écrivains camerounais : Alexandre Biyidi Awala, de son vrai nom. Auteur de nombreux romans dont «Ville cruelle1» ; «Remember Ruben2» ; «le Pauvre Christ de Bomba »; «la Ruine presque cocasse d’un Polichinelle».
Plume poétisante de l’écrivain engagé; journaliste prolifique; essayiste pamphlétaire…
Véritable Pylône de la conscience africaine, dans la lignée des W. E. B. Dubois, Marcus Garvey, Claude Mc Kay, James Baldwin, Kwamé Nkrumah, Frantz Fanon, Amilcar Cabral et autre Aimé Césaire3.
Jalon incontournable du nationalisme tiers-mondiste. Personnalité d’exception qui, en effet, constamment et tout au long de ses 69 bougies sur la Terre, fut au front et en poste et debout; et actif et zélé, pour la cause du plus faible, par-ci; chaque fois qu’il était question, par-là, de prendre la défense de la veuve éplorée; d’endosser les tourments de l’orphelin qui gémit. De soutenir l’opprimé, fût-il Titus Edzoa4.
En un mot, partout où sévissait le pouvoir; l’arbitraire; sur fond de puissance de l’argent…
Lui qui, à Berlin, au cours des années 60 et au détour de colloque organisé dans le sillage de la Négritude triomphante de Césaire, posa à son congénère, Camara Laye, auteur de l’ «Enfant noir5», la mémorable question ci-après : « n’avez-vous vraiment jamais été témoin, à votre âge, d’une injustice criarde d’un blanc contre un noir, pour vous décider à la dénoncer, en vous disant qu’il faut que cela cesse? »
Conférencier, interdit de parole dans son pays, en juillet 1991 au Hilton Hotel de Yaoundé par les bidasses du pouvoir. Candidat, en 1997, à la mairie de Mbalmayo, disqualifié pour sa prétendue «double nationalité». Les assises à Douala, en juillet 1991 à l’Eglise Eec du Centenaire, de la «coordination des partis politiques et des associations», en cette heure des «villes mortes» où le pouvoir de Yaoundé aura plus que jamais vacillé en se retrouvant dans la rue, les leaders de l’opposition camerounaise ayant cependant, de leur côté, manqué de capitaliser la puissance internationale de ce Mongo Beti, icône à stature, susceptible, plus que quiconque, de conduire à bon escient ce combat du peuple camerounais.
Le Cameroun, en particulier, et l’Afrique en général, perdaient en 2001, en ce Mongo Beti, leur fulgurant « Victor Hugo » : orfèvre ciseleur et poète façonneur, dans le champ politique, prêt à modeler l’Histoire – au lieu de la subir !...
Et le Collège Mongo Béti, créé il y a 50 ans, en 1963, sis au quartier Essos de Yaoundé, par le notaire retraité, Me Denis Guillaume Mboudou Ahanda, de saisir, l’année dernière, l’occasion de ses 80 ans, pour raviver la mémoire de cette Icône de chez-nous. Réplique locale des Montesquieu, Saint Exupéry et autre Victor Hugo de l’Occident, en célébrant à la carte la «8ème décennie» de l’époux de Mama Odilia - continuatrice courageuse de la «Librairie des Peuples noirs».
Célébration opportunément jumelée aux festivités récurrentes, instituées par la Sambé6 du président Jean Kamdem, depuis sa mort, ce 07 octobre 2001. Soutenue par les professeurs Eboussi Boulaga, Dorothée Kom, Djongwane Dipoko, Charly Gabriel Mbock, l’ingénieur Babissakana; Daniel Etounga Mangele; etc.
Pèlerinage des amis, institué, une fois par an, à Akometam, ce jour même de sa mort…

Daniel Boo           


  1. Avec pour héros, Banda, cacaoculteur floué, qui à juste titre, bagarre pour plus de justice. Et qui est enfermé le jour même de la vente de son bon produit à Tanga, entendez Mbalmayo, carrément déclaré mauvais. Ouvrage retiré du programme scolaire par le régime du Renouveau depuis son retour au Cameroun, après sa scandaleuse fessée, en 1991.
  2. Hommage à Mor Zamba, entendez, Ruben Um Nyobe - dont nous fêtons en 2013 le centenaire de la naissance. Interdit de vente au Cameroun, dès sa publication dans les années 60, et ce, des décennies durant.
  3. Dont nous fêtions les 100 ans, un jour auparavant.
  4. L’oppresseur d’hier. Anciennement Secrétaire général de la présidence de la République. Auteur cynique en 1993 des réformes controversées, suppression de la bourse dans les Universités d’Etat camerounaises.
  5. L’un des classiques de nos établissements secondaires. Récit anthropologique de l’Africain, l’auteur ne faisant preuve d’aucun engagement politique! L’on « immola un chat noir pour que le voyageur ne mourut pas à l’étranger ». Camara Laye, manifestement, ne manifeste aucun engagement politique dans les combats menés par ses congénères, étudiants africains exilés en Occident.
  6. Société des amis de Mongo Beti.




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